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Quelques calques...

Après avoir récupéré tophoposh (MERCI LESLILAS), je me suis essayée à la superposition de calques... Et bien c'est pas facile du tout quand on ne maitrise pas! Alors le résultat peut être bordélique, mais ce sont des "first shot". Sauf my space cat que je trouve particulièrement réussi. (Merci Beckett de m'avoir laisser prendre ton plus beau profil!). D'autres viendront par la suite.
 
Merci d'avance pour vos conseils, critiques (constructives tant qu'à faire. Dire que c'est de la merde juste pour le dire, je ne suis pas intéressée), ou autres que vous voudrez bien me laisser!

Défense d'entrer

Défense d'entrer!
J'ai dit : DEFENSE D'ENTRER!
Défense d'entrer dans mon imaginaire, mon territoire volontairement abstrait.
 
Ici, pas d'avenir paramétré, pas de session altérée.
Les immondices qui règnent là-bas, chez moi se délitent en poussières parfumées.
Ici pas d'obstacles inutiles, pas d'ivresse illégitime.
Et même si rien n'est facile, même si les chemins sont alambiqués,
La subtile richesse des trésors cachés fait oublier la rudesse des voies empruntées.
 
Mon monde n'est pas perverti d'horreurs sans nom,
Il est pétri d'humanité, au sens noble du vocable, d'art et de poésie.
Le murmure du vent sur l'herbe sèche rappelle un voyage initiatique, délibéré et intérieur.
 
Ici est mon Eden, bâti pour moi seule.
Défense d'entrer.
 

L'amour de l'âme erre

Du bout du doigt j’ai caressé

L’ondine ensommeillée.

 

Du bout du doigt je l’ai effleurée

Sublime assoupie.

 

A peine un sursaut vient la secouer.

Son souffle profond et régulier

Rythme la douce mélodie de sa vie.

 

Elle rêve, la belle, de son pays éloigné,

Contrée enchanteresse,

Mère de sa lignée sage et sereine.

 

Du bout du doigt j’ai goûté,

Le velours de ses cheveux éparpillés.

 

Elle s’est allongée, divine, dans son lit marin.

Reste le souvenir sans lendemain

De ses yeux vert d’eau et ses cheveux bruns,

 

Alors que moi, je me perds en contemplations inutiles

Du haute de ma tour de garde.

Prozème

N’écrivant ni en vers ni en prose, pas plus qu’au pas ni dans le sens de la marche, les mots existant pour définir mes écrits ne me conviennent pas. Catégorisant, étiquetant, segmentant, ils me mettent forcément dans une boite dans laquelle j’ai développé une claustrophobie stylistique. Il me fallait ma propre boite, neuve et pas une seconde main s'il vous plait. Et artisanale en plus. Je l’ai fabriquée en recyclant des matériaux existants. Elle vivable, ouverte et agréable ma boite, même si les angles sont parfois trop saillants. Il y a même de la place pour les Sans Boite Fixe, perdus dans les méandres tortueux de la langue française. Tu peux venir si tu veux, chez moi, ça s’appelle Prozème.

Gaïa

Gaïa la païenne

Se tourne, roule et se traîne

Sa chair meurtrie

Sa verve pétrie

D’incertitude

Et de solitude.

 

Gaïa se déchaîne

Et crache, malsaine,

Sa haine, sa douleur,

Et ses cadavres bleus comme la peur

 

Gaïa pleure

Gaïa se meurt

Sous nos yeux impassibles.

A nos oreilles perturbées

Ses cris inaudibles

Restent complaintes inachevées.

 

Gaïa l’insaisissable,

Son souffle apathique,

Secousse épileptique,

Trouble l’ineffable

Soubresaut de vie

Qui se débat,

Crie, rugit

 

Gaïa hurle victoire

Elle a mis à bas

Un monstre sans gloire.