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Retour à la case départ

 
Voilà, dans une semaine, à moi les joies des formations sans intérêts, les obligations d'accepter des postes de merde, sinon, plus d'ASSEDIC. A moi les joies des refus sans explications, les convacations-flicages de l'ANPE-ASSEDIC, pour "justifier" de ma recherche ACTIVE d'emploi... Question : comment justifier quand les recruteurs ne prennent même pas la peine de répondre? Je demande des factures de timbres à la poste? J'imprime les 4 tonnes et demi de mails que j'envoie, la mort dans l'âme de devoir assassiner des arbres pour prouver que je ne suis pas une feignasse invétérée, comme certains le laissent penser?
 
Moi le parasite, qui n'ai pas la chance d'avoir des amis multi milliardaires qui me payent des vacances au soleil! Moi qui ne vois pas mon salaire augmenter de 140%! Moi qui vais profiter du système... parce qu'en travaillant c'est sur, j'ai jamais cotisé pour avoir le droit de vivre décemment quand on me jette comme un vieux mouchoir! Moi qui vais devoir bosser jusqu'à 80 ans pour avoir un minimum de retraite... parce qu'au chômage on ne cotise pas pour la retraite... de toutes façons, d'ici là, ça sera des fonds de pensions privés, alors cotiser ou pas... et puis comme en plus j'ai pas le droit d'être malade, parce que faut être riche pour être malade... bah oui c'est pas avec mes 800 € par mois que je vais pouvoir me payer le luxe de payer mes médicaments... Non c'est vrai, c'est de ma faute, j'ai fait des études, j'ai de l'expérience professionnelle, je réfléchis un minimum sur ma condition, et la société dans la quelle je vis... j'aurais pas du faire tout ça! Comme ça j'aurais accepter la première merde qu'on m'aurait filé!
 
Je suis vraiment trop con!
 
 

Ce que veut La Pari-sotte

 
"Balayer" purement et simplement la durée légale du travail (ce sont ses propres termes). Les branches ou les entreprises seront libres de déterminer le seuil à partir du quel les heures supplémentaires ... seront des heures supplémentaires, pour soi-disant relancer le plus rapidement possible la croissance et augmenter le pouvoir d'achat, cheval de bataille de tous nos gouverneux! Le principal obejctif clairement énoncé par la dame, c'est de faire baisser les prélévements obligatoires des entreprises "c'est prioritaire" même. Ce mécanisme aurait pour seul résultat une paupérisation galopante des masses salariales, ouvrières, cadres moyens inclus, avec son lot d'abolition de toutes les lois sociales et solidaires pour lesquelles certains "privélégiés" de fonctionnaires se battent encore.
Exit toute forme de sécurité sociale et autre retraite, faites place aux fonds de pensions privés. Pour faire perdurer un système solidaire (bien qu'il ne le soit déjà plus vraiment) il faut des taxes, et si ces taxes ne sont plus prélevées sur les plus gros fournisseurs, sur qui se répercuteront-elles? Et si elles ne se répercutent pas, alors le système solidaire sera "balayé".
Qui plus est, supprimer la durée légale du travail, c'est soumettre le travailleur au bon vouloir du big boss, cela veut dire une ingérence totale de l'entreprise dans la vie privée du salarié-esclave, puisque elle seule décidera des horaires de travail, c'est maintenir en laisse l'employé, par peur du chômage, parce que personne ne veut faire partie des 3 millions de "parasites" que compte notre pays. Ces 3 millions de chômeurs qui ne demandent pas mieux que de se faire exploiter, parce qu'on a pitié d'un esclave, mais on hait un parasite. Ces 3 millions de chômeurs qui servent d'alibi, et pour faire passer des lois imbuvables et pour accepter toute forme d'exploitation sans broncher.
A terme, pourquoi ne pas supprimer le SMIC qui ne permet déjà plus de vivre décemment, passer la semaine de travail à 6 jours et rendre la messe obligatoire le dimanche matin, ou payer pour avoir le "droit" de travailler?
 
Mesdames et messieurs entrez dans l'aire de l'exploitation légale de l'être humain. Le pays berceau des droits de l'Homme sera aussi son tombeau. Bientôt, vous aurez le privilège de travailler des l'âge de 12 ans et ce jusqu'à ce que le système vous ai vidé de toute substance, de toute réflexion, pour finir votre vie derrière votre meilleure amie, la fameuse machine qui vous aura liquéfié, afin de d'engraisser le propriétaire de la main qui vous tue.
 
Bienvenus au XIXe siècle.

Marrant...

Aucune réaction sur le billet d'en dessous? Pas sur la forme, non, mais sur le fond?? BIZZARE!

Envie de gerber

Depuis plus de vingt ans enfermés

Parce que ta peau n’a pas la bonne couleur

Parce que tes idées n’ont pas la bonne saveur

Depuis plus de vingt ans prisonniers

 

Que tu t’appelles Jamal ou Peltier,

Victime d’un procès truqué,

T’es condamné

Envie de gerber…

 

Chacun appartenant à une minorité ethnique,

L’une assassinée de façon systématique,

L’autre, esclave importée, payée à coup de trique.

C’est ça, le grand rêve de l’Amérique.

 

Leader Black Panthers, noir américain,

Ou Anishinabe-Lakota, natif américain,

Les uns et les autres diabolisés, stigmatisés,

Au nom d’une justice falsifiée.

 

Ces quelques mots à peine ébauchés

A vrai dire, même pas travaillés

Pour des symboles d’humanité bafouée

Dont la seule faute est de n'être pas "bien nés".

 

 

A Leonard Peltier, prisonnier politique condamné à perpetuité

A Mumia Abu Jamal prisonnier politique, condamné à être piqué..

 

 

Leonard Peltier  condamné en 1977 à deux fois la prison à vie pour les meutres de 2 agents de FBI. Meurtres qu'il n'a pas commis

Mumia Abu-Jamal condamné en 1982 à la peine de mort par injection létale pour le meurtre d'un policier. Meurtre qu'il n'a pas commis.

 

Pour plus d'infos :

www.freepeltier.org

www.leonardpeltier.org

www.csia-nitassinan.org

www.mumiabujamal.net

www.mumianow.free.fr

www.mumia.org

www.couloirdelamort.org

www.abolition.fr

www.peinedemort.org

Tempo Habana ou la peur de l'artiste étranger

Il n'y a absolument aucun lien entre le lien suivant http://www.dailymotion.com/swf/4UrTuY67yh3y31nL2
et ce dont je vais vous parler. Je m'étend rarement sur ma vie privée, si ce n'est à travers quelques récits plus ou moins poétiques et plus ou moins réussi. Tout y est, cependant, libre d'interpréation, et chacun peut trouver une explication à mes mots. Or là, je viens vous parler d'une mésaventure humaine et artisitique, imageant parfaitement la politique actuelle française.
 
Flash back.
 
Hier, en sortant de ma séance de kiné, je passe à côté du théâtre et je me rappelle qu'il fallait que j'aille prendre 2 places pour vendredi. La compagnie cubaine Tempo Habana venait présenter sa dernière création, Sonlar.  Il s'agit d'un spectacle de percussion, de danse et de chant représentant la vie dans un solar (logement communautaire). Une créativité hors norme, une mise en scène époustouflante utilisant pour "percuter" tous ce qu'ils trouvent : balais, sceaux, tubes métalliques etc... Bref, je m'en délectais par avance. Je vais donc chercher mes 2 places pour la modique somme de 30 euros au total, et en rentrant j'annonce fièrement à mon homme que nos places sont réservées, et qu'en plus on est super bien placé!
 
Retour à la réalité.
 
Aujourd'hui, vers 14h, le téléphone sonne. C'est le service culturel qui m'appelle, comme j'ai postulé là-bas pour travailler, j'ai eu un petit pincement au ventre. Je pensais être convoquée pour un entretien, parce que je leur avais tapé dans l'oeil. Mais non. La dame m'informe du fait que la représentation de Tempo Habana est annulée!
- QUOI??!! Mais pourquoi??? J'attend depuis l'année dernière pour les voir!!
La dame, très confuse me dit que les artistes n'ont pas obtenu de visas pour venir en France, et par conséquent, ils ne pourront honorer leur contrat.
- MAIS C'EST PAS POSSIBLE? C'est annulé définitivement? Est-ce que ça sera reprogrammé? Et la dame de plus en plus confuse me répond que vu la tournure que les choses ont prises, elle craint que ce ne soit pas reporté à plus tard. Elle termine par me dire que je serai bien évidemment remboursée, avec toutes ses excuses.
 
Conclusion.
 
En lien avec l'article chez Leslilas (les rapts à la sortie du métro), j'ai pu constater que les lois ne sont pas plus clémentes avec des artistes, qui font leur demande en bon et due forme. Ils devaient venir en France (ils étaient déjà passés en 2005) pour présenter le fruit d'un travail de longue haleine, et pour REPRESENTER leur culture, leurs origines, une manière d'ouvrir l'esprit du spectateur sur autre chose que le lac des cygnes ou Roméo et Juliette.
Mais non! Leur demande de visa a été tout bonnement refusée. Je ne connais pas les tenants et les aboutissants de toute cette histoire, mais une chose est sûre, c'est un exemple typique du refus d'ouverture sur un monde différent de la part de nos services d'immigration. Si ce n'est pas européen ou américain, on ne présente pas!
 
Je suis écoeurée.
 
 
NB : la vidéo a été trouvée sur le blog de Matthieu Kassovitz. Très instructif sur les agissements et paroles de notre sur excité de ministre de l'intérieur.
 

Echec et mat

Qu’est-ce qui te fait avancer, petit soldat de rien ? Tu te prends pour la main droite d’un dieu sénile et décharné, alors que tu n’es qu’un pion sur un grand échiquier. Tu mets ta vie à la contribution d’un grand édifice, sans prendre garde à la sanction à venir. Tu imagine que ta loi est juste et l’unique respectable, tu crois que tes actes sont légitimes, alors même que ta conscience s’abîme et que ton monde sombre dans le chaos chaos-todique.

St Jean n’avait complètement tord, même s’il n’avait pas vraiment raison.

Tu peux le prier maintenant ton dieu, quelque soit son nom, ton destin t’as tourné le dos.

Bientôt tu feras partie intégrante de ce grand charnier au quel tu as contribué, seule preuve tangible de ton existence misérable. Alors vas-y, pries-le de t’épargner ! Sourd comme il est, il ne penchera même pas la tête du bon côté, encore une fois. Les jeux sont faits.

Echec et mat !

A trip in my brain

Dis moi, tu la ressens la cadence nomade

Du rythme cardiaque

De ta sylphide psycho-maniaque

Sous sa peau diaphane.

Ta main encore et toujours posée sur sa silhouette oblongue.

Esthétisme douceâtre…

Essence même de lambeaux délectables

D’une existence vagabonde.

Et quand, un tour sur toi-même,

Petite marionnette,

Tu tentes une introspection volontaire

Dans les abîmes sublimes de ton ego

Démesurément éphémère

Tu perds la réalité temporelle de ta vie border-line.

Syndrome excessif du mythe de Sisyphe,

Incisé lors d’une excursion poussive

Dans le mental orbital

Arbitré par des sociopathes anonymes.

Conception elliptique d’une pathologie alambiquée

Et revisitée aujourd’hui

Pour parvenir à la construction abouti d’un marasme fantasmagorique

Aussi chaud qu’un cataplasme au gaz moutarde.

Téléphage

Té-con-Lé réalité. Trash attitude ou cirage de luxe te pose des questions, te fais miroiter une belle vie de palace doré, en flattant ton intelligence d’audimateur. Si tu claques ton forfait portatif pour gagner 10 balles, tu te sens pousser des ailes, chanceux, t’as bien jouer ton rôle de vache-à-lait. Merci petite lucarne ouverte sur le monde extérieur incrustée dans ton bunker, qui t’hypnotise et te bouffe. Grosse indignation devant un film à balles à blanc, mais à 20h tu te goinfres de Bagdad en feu et sang. Faire la part des choses n’est pas ton combat. Tu craches sur des loupiots qui veulent toucher du bout du doigt un semblant de vie digne ding-dong. C’est la glas qui sonne, douce mélodie à tes oreilles, toi qui n’y comprends rien. Un dose de haine héréditaire contre le petit fonctionnaire aux multiples avantages (c’est bien connu) dont celui de finir sa carrière à même pas 10 milles balles et locataire. Mais les hauts dignitaires ont droit à plus d'égards, Edgard, eux qui nous pressent comme des citrons déjà desséchés, vampires qui sucent la moindre substance qui nous tient encore débout. Et puis tu regardes avec envie la blondasse-pétasse ou la brunasse-grognasse faire la pluie et le beau temps sur ta vie. Et pour finir, du positif, on finit toujours par du positif, on te montre notre beau pays plein de ressources, et son peuple si heureux d’avoir de quoi bouffer dans son assiette. Y a pas de getthos en France, y a que des voyous. Finalement t’as pas à te plaindre, elle est belle la France quand-même.

Noitanicullah

Ah ah! Je suis démente!
J'ai arraché et déchiré
Ce bout de papier
Que je ne veux plus lire.

Oui je suis folle à lier
Aux corps d'hallucinés...
Pathologie constante.
Camarade-Soeur saura écouter
Ma faiblesse avouée
D'avoir prix le droit de choisir
De me perdre en oraisons
Plus que de raison,
De m'aventurer au delà de moi
Et de payer le pris de cette éphémère envie
De grogner et hurler pour ma propre vie.

Ace asse 1.0 (ne demande pas pouquoi)

Coincée dans cette nasse

De guerre lasse

J’ai besoin d’espace

Que ça passe

Avant que ça casse…

Ame sagace

Saga – cité de glace

Nageant dans la crasse

Noyée dans la masse.

Vautours ! Rapaces !

Face-à-face

Pauvre menace,

Que cette Terre basse,

Ne chasse.

Bonne Année!

Tout les ans c’est pareil : on passe notre merveilleuse journée du 31 décembre à attendre avec anxiété l’heure fatidique. Quand arrivent les 20 heures, on fait l’effort de mettre une petite jupe à la place du vieux jeans pour faire comme les autres, et être « sortable » au moins une fois l’an. Vers 21h on se pointe chez Truc pour faire la fête, et on s’aperçoit que tout le monde fait la gueule en petits clans de 2 ou 3, avec le verre à la main et la clope au bec, ou l’inverse. Bref, ça annonce la couleur. C’est alors qu’arrive Machin, qui pour mettre de l’ambiance nous racontes ses blagues carambar, comme par exemple « Quel est le futur de je baille ? » Réponse "je dors" (Tout a fait de circonstance !)

Alors pour détendre l’atmosphère et pour les 3 pèlerins qui ont le rythme dans le sang, on met un peu de musique. Et puis on se décide à avaler du foie gras, du saumon (y a même pas de caviar ni la vodka qui va avec, c’est d’un triste !), on va boire un peu de sangria (traditionnelle dans mon "pays"...), puis on y retourne (de toutes façons y a que ça à faire !), on en rajoute un couche avec de la bière, un peu de tequila (BEURK), ça donne un cocktail DETONNANT… pour le foie. Enfin à 23 heures et 59 minutes 55 secondes, Bidule commence le compte à rebours : 5, 4, 3, 2, 1… "BONNE ANNEEEEEEE !!!" Alors là c’est le calvaire : souhaiter une bonne année à quelqu’un qu’on peut pas sentir, avec un sourire hypocrite figé sur le visage, dire à un autre qu’on aime bien comment il est habillé pour l’occasion alors que le rouge le violet le orange et le vert ne s’accordent pas forcément, dire encore à celui-là qu’on a un bon souvenir de lui, c’est vrai, comment ne pas oublier le mec tout bourré qui a gerbé sur ta belle robe en velours, l'an passé ?… il n’y rien de mieux pour commencer l’année ! Lorsque tout à coup, vision d’horreur, on tombe nez à nez avec son ex dont on a eu un mal fou à se débarrasser 6 mois auparavant, on se dit que la coupe… de champagne est plein mais qu’il est quand même temps  d’aller se re servir. Et voilà la petite bulle qui fait déborder le vase, parce que le lendemain on se réveille avec la gueule de bois et une armée de CRS qui vous matraque les parois du crâne…

L’année prochaine, le jour de l’an, je le fête toute seule avec ma guitare et mon chien !

Jour de colère

J’ai tout foutu en l’air

Tout mis par terre

D’un coup de colère !

Du revers de la main

J’ai débarrassé le plancher,

Et puis j’ai tout brûlé,

Mon gros tas de petits riens,

Une allumette à la main.

Et je suis partie

En courant

Sans m’arrêter

Ni me retourner,

Le feu de mes souvenirs

Dans les poumons,

Et dans la bouche, un goût de sang

De fer et de cendres.